onjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté
Dans une toute nouvelle étude, publiée jeudi, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) plaide pour la mise en place de programme mixte « de production de nourriture et d'énergie afin d'accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté ».
Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les Ressources naturelles, explique dans un communiqué de presse : « Les systèmes agricoles conjuguant la production de nourriture et d'énergie (IFES) présentent de nombreux avantages pour les communautés rurales pauvres (…) Par exemple, les agriculteurs pauvres peuvent se servir des résidus de récolte du riz pour la bioénergie, ou encore, dans un système d'agroforesterie, des débris d'arbres utilisés pour la production de fruits, de noix de coco ou de café pour cuisiner (…) d'autres types de systèmes alimentaires et énergétiques utilisent des sous-produits de l'élevage pour la production de biogaz ».
Intitulée « Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate - An Overview », la nouvelle étude de la FAO s'appuie sur une série d'exemples puisés en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi que dans certains pays développés, qui illustrent comment surmonter les problèmes d'intégration de la production vivrière et énergétique.
Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté
« Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté », estime la FAO.
En « renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques, et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz », ils peuvent « ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole », comme « par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques », explique la FAO.
Toujours selon Alexander Mueller : « Grâce à ces systèmes intégrés, les agriculteurs peuvent faire des économies en renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz. Ils peuvent ainsi acheter les semences nécessaires pour accroître la productivité agricole - par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques - un facteur important, compte tenu du fait que la production vivrière des prochaines décennies se déroulera dans un contexte de changements climatiques. Tout cela renforce leur résilience, et par conséquent, leur capacité de s'adapter au changement climatique ».
L’adoption de systèmes IFES apporte souvent une meilleure productivité des terres, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et renforce la sécurité alimentaire.
« Valoriser les pratiques IFES contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim, et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles », indique la FAO.
Enfin, les femmes peuvent aussi bénéficier de ces programmes « car elles ne sont plus contraintes à délaisser leurs champs pour aller chercher du bois de feu », indique l'étude.
Valoriser ces pratiques contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles, conclut la FAO dans son rapport.






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