Tuesday, February 22, 2011

Farre : FNE n’a pas choisi la bonne méthode

Farre : FNE n’a pas choisi la bonne méthode
Ce n’est pas en désignant des boucs émissaires mais c’est en cherchant des solutions ensemble que nous parviendrons à relever un tel défi

A l’aube de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, le 19 février prochain, la fédération France Nature et Environnement a décidé de frapper fort pour dénoncer les ravages de l’Agriculture intensive. FNE a choisi la Provocation.

En effet, France nature environnement, la fédération nationale des associations de défense de l'environnement qui regroupe 3000 associations en France et notamment la Frapna Rhône-Alpes, a lancé ce mercredi, à trois jours de l'ouverture du salon de l'agriculture à Paris, une campagne publicitaire choque sur les dangers de l'agriculture intensive.


La fédération entend ainsi dénoncer les méfaits de l'importation d'OGM et des pesticides tueurs d'abeilles. Son affiche sur la prolifération d'algues vertes en Bretagne a, quant à elle, été censurée au dernier moment, peut on lire dans un communiqué de presse.

Ce n’est pas en désignant des boucs émissaires mais c’est en cherchant des solutions ensemble que nous parviendrons à relever un tel défi

De son côté, Farre, qui s’est beaucoup investi dans le dialogue avec les parties prenantes regrette une telle attitude et déplore le procédé qui – aux moyens de montages photographiques à sensation – consiste à faire passer les agriculteurs pour des pollueurs, des empoisonneurs et des destructeurs de biodiversité.

« Ce n’est pas en désignant des boucs émissaires mais c’est en cherchant des solutions ensemble que nous parviendrons à relever un tel défi », tient à préciser Christophe Grison, président de Farre, dans un communiqué de presse.

« Au lieu d’attiser les peurs de nos concitoyens, FNE gagnerait à regarder la réalité en face : de manière irréversible, les agriculteurs, quelque soit la région où ils se trouvent savent qu’ils sont engagés dans une course contre la montre pour résoudre une équation à plusieurs inconnues : produire 2 fois plus pour réussir à nourrir 9 milliards d’êtres humains d’ici 2040, tout en utilisant moins de chimie, moins d’eau, moins de terre », estime Farre.

En attendant, FNE reste déterminée et a dénoncé mardi la «censure» d'une partie de sa campagne de sensibilisation contre les excès de l'agriculture intensive.

FNE demande le respect de la campagne d'affichage prévu du 15 au 21 février dans les stations de métros parisiennes Odéon, Montparnasse et Saint Lazare. Les affiches ont toutes été autorisées par la justice et par l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité).

Projet REAFOR en RDC : la FAO soutient la recherche

Projet REAFOR en RDC : la FAO soutient la recherche
la richesse du pays ne profite que très peu à sa population, dont plus de 70 pour cent est sous-alimentée.

La République Démocratique du Congo est un pays d'une richesse incroyable, pas seulement grâce aux ressources dont regorge son sous-sol. Ses vastes étendues de terres arables et ses immenses forêts ont un potentiel sans égal.

Aussi, en partenariat avec l'Union européenne (UE), la FAO pilote les efforts visant à aider la République démocratique du Congo (RDC) à donner un nouveau souffle à sa recherche agricole et forestière, composante vitale pour nourrir une population sous-alimentée et préserver certaines de ses ressources les plus précieuses, peut on lire dans un communiqué de presse.


Selon Gustave Tuka, ancien Secrétaire général du Ministère de la recherche scientifique : « La recherche est le préalable de tout développement (…) Autrefois, c'était la fierté du Congo, mais après une longue période de léthargie, nous sommes tout juste en train de la faire renaître ».

la richesse du pays ne profite que très peu à sa population, dont plus de 70 pour cent est sous-alimentée

L'objectif global (ou de développement) du projet est de contribuer a la réduction de la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et au bien-être des populations, par le renforcement des capacités nationales de la recherche agricole et forestière en vue de sa relance durable. Son objectif spécifique est de relancer la recherche agricole et forestière nationale pour répondre, par transfert de technologie, aux besoins urgents des utilisateurs en phase de redémarrage économique.

Il faut savoir que la richesse du pays ne profite que très peu à sa population, dont plus de 70 pour cent est sous-alimentée. Et comment faire en sorte que le développement des forêts et des terres se fasse également au service des générations futures?

De son côté, Patrick Houben, de l'Union européenne au Congo, évoque le lancement fin 2006 de l'initiative en faveur de la recherche agricole et forestière, connue sous le nom de REAFOR et dotée de 8 millions d'euros de l'Union européenne: « Nous avions la modeste ambition de mettre en place deux équipes de scientifiques ».

Le projet est le fruit de la coopération entre la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’Agriculture) et le gouvernement congolais. C’est aussi le fruit du partenariat fructueux entre les institutions de recherche nationales, à savoir l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomiques (INERA), les universités de Kinshasa et de Kisangani ainsi que les institutions de recherche internationales qui sont : le Centre International pour la Recherche Forestière (CIFOR) et l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA).

« Notre but est d'offrir au Congo les moyens de se doter à nouveau d'une masse critique de scientifiques (…) A l'heure où les étudiants se préparent à soutenir leur thèse et où le REAFOR touche à sa fin, je suis qu'un des buts immédiats du projet, la formation des étudiants et la remise en état des actifs, sera atteint », souligne le responsable du projet de la FAO, Nehru Essomba.

Nos maisons peuvent être contaminées par les pesticides agricoles

Nos maisons peuvent être contaminées par les pesticides agricoles
L'étude démontre la présence de résidus de pesticides dans les moquettes et les tapis des maisons avoisinant une zone agricole qui emploie des pesticid

Une nouvelle étude menée par des scientifiques américains du National Cancer Institute et relayée par Générations futures révèle que, l'utilisation de pesticides agricoles dans les zones rurales peut contaminer les résidences alentours situées dans un rayon de 1250 mètres.

Réalisée en Californie aux Etats-Unis, l'étude démontre la présence de résidus de pesticides dans les moquettes et les tapis des maisons avoisinant une zone agricole qui emploie des pesticides, peut on lire dans un communiqué de presse.

L’équipe de scientifiques américains conduite par Mary H. Ward, du National Cancer Institute a collecté des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences en Californie et a ensuite analysé les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine).



Nos maisons peuvent être contaminées par les pesticides agricoles

L’équipe a ensuite dressé la carte des cultures dans un rayon de 1250 m autour de ces résidences et calculé l’intensité de l’usage de ces pesticides dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences étudiées durant 3 périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours. Enfin elle a cherché les éventuelles relations entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de pesticides dans les moquettes/tapis.

Les résultats démontrent qu’en cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédents le prélèvement de poussières, les échantillons présentaient des concentrations de pesticides significativement plus élevées que dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles, pour 5 des pesticides étudiés (chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine).

Les auteurs concluent que l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes /tapis de ces maisons, peut on lire dans un communiqué de presse.

Face à ce constat, Générations Futures appelle le Ministre de l’Agriculture et la profession agricole à se mobiliser pour limiter au maximum cette contamination généralisée des populations rurales.

« Ces résultats sont très importants. Ils nous montrent qu’il faut absolument conserver l’arrêté du 12 septembre 2006 qui prévoit dans son article 2 que les pesticides « ne peuvent être utilisés en pulvérisation…que si le vent à un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort » (19km/h) afin de limiter leurs dispersion dans le voisinage et la contamination des riverains. Cet arrêté est en effet contesté par la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF), après le récent procès de trois pomiculteurs de la région de Brive accusés d’avoir utilisé des pesticides par vent fort, dont le verdict a été mis en délibéré au 10 mars », explique l’organisme.

De son côté, François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, explique : « Il faut à la fois conserver cet arrêté, unique et mince protection contre la contamination par les pesticides agricoles dont disposent les riverains des zones de cultures, et relancer la dynamique du plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans (…) Au lieu de vouloir nier les conséquences environnementales de l’usage immodéré des pesticides, le monde agricole devrait enfin accepter, alors que s’ouvre le Salon de l’Agriculture, que nous sommes face à un vrai problème de santé publique et que nous devons, ensemble, chercher à mettre en œuvre des formes d’agricultures moins dépendantes des pesticides, afin de respecter au mieux la santé des utilisateurs eux-mêmes, et celles des consommateurs et des riverains.»

FAO : conjuguer cultures vivrières et Agro carburants

onjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté

Dans une toute nouvelle étude, publiée jeudi, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) plaide pour la mise en place de programme mixte « de production de nourriture et d'énergie afin d'accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays tout en réduisant la pauvreté ».

Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO pour les Ressources naturelles, explique dans un communiqué de presse : « Les systèmes agricoles conjuguant la production de nourriture et d'énergie (IFES) présentent de nombreux avantages pour les communautés rurales pauvres (…) Par exemple, les agriculteurs pauvres peuvent se servir des résidus de récolte du riz pour la bioénergie, ou encore, dans un système d'agroforesterie, des débris d'arbres utilisés pour la production de fruits, de noix de coco ou de café pour cuisiner (…) d'autres types de systèmes alimentaires et énergétiques utilisent des sous-produits de l'élevage pour la production de biogaz ».


Intitulée « Making Integrated Food-Energy Systems Work for People and Climate - An Overview », la nouvelle étude de la FAO s'appuie sur une série d'exemples puisés en Afrique, en Asie et en Amérique latine ainsi que dans certains pays développés, qui illustrent comment surmonter les problèmes d'intégration de la production vivrière et énergétique.

Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté

« Conjuguer la production de nourriture et d'énergie pourrait constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté », estime la FAO.

En « renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques, et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz », ils peuvent « ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole », comme « par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques », explique la FAO.

Toujours selon Alexander Mueller : « Grâce à ces systèmes intégrés, les agriculteurs peuvent faire des économies en renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz. Ils peuvent ainsi acheter les semences nécessaires pour accroître la productivité agricole - par exemple, des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques - un facteur important, compte tenu du fait que la production vivrière des prochaines décennies se déroulera dans un contexte de changements climatiques. Tout cela renforce leur résilience, et par conséquent, leur capacité de s'adapter au changement climatique ».

L’adoption de systèmes IFES apporte souvent une meilleure productivité des terres, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et renforce la sécurité alimentaire.

« Valoriser les pratiques IFES contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim, et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles », indique la FAO.

Enfin, les femmes peuvent aussi bénéficier de ces programmes « car elles ne sont plus contraintes à délaisser leurs champs pour aller chercher du bois de feu », indique l'étude.
Valoriser ces pratiques contribuera aux progrès vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles, conclut la FAO dans son rapport.

FNE ravie de l’annulation de l’AMM du Cruiser

FNE ravie de l’annulation de l’AMM du Cruiser
Le Conseil d’Etat vient de lui donner raison en annulant l’autorisation accordée à l’insecticide Cruiser en 2008 et 2009

Officiellement reconnu « dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages », le Cruiser bénéficie depuis 2008 d’autorisations de mise sur le marché annuelles.

Aussi, dans sa campagne de communication, la Fédération France Nature et Environnement avait dénoncé que certains pesticides représentent un danger mortel pour les abeilles.

Le Conseil d’Etat vient de lui donner raison en annulant l’autorisation accordée à l’insecticide Cruiser en 2008 et 2009, peut on lire dans un communiqué de presse.

Le Conseil d’Etat vient de lui donner raison en annulant l’autorisation accordée à l’insecticide Cruiser en 2008 et 2009

En effet, le Conseil d’Etat a suivi l'avis du Rapporteur public et a annulé les autorisations, donnant ainsi raison à la Confédération paysanne et aux syndicats apicoles et associations qui ont contesté la décision ministérielle.

En 2004, le Conseil d'état avait fait la même constatation pour le Gaucho et le Régent TS. Sept ans plus tard, le Ministère de l'agriculture continue à bafouer la réglementation. Il est urgent de mettre fin à des pratiques plus sensibles aux intérêts industriels qu'aux objectifs de santé publique et d'environnement.

De son côté, FNE avait engagé une action en justice pour demander l’annulation de ces autorisations et lancé une pétition qui avait recueilli plus de 45 000 signatures.

En référé, la fédération n’avait pas obtenu gain de cause : elle avait même été condamnée à verser la somme de 3000 euros à la société Syngenta, productrice de l’insecticide. La décision qui survient ici porte sur le fond.

Pour les apiculteurs qui ont subi des pertes importantes sur les abeilles, pour la santé des paysans et des citoyens, pour tous les paysans qui ont besoin des pollinisateurs et pour l'environnement, il s’agit d’une véritable victoire.

Et juridiquement cette annulation de l'autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser, qui avait pris la succession du Gaucho et du Regent après leur interdiction, ouvre la voie à des recours en indemnisation pour les apiculteurs ayant souffert des dommages pendant les années de ventes autorisée.

« C’est une grande victoire sur le fond pour FNE. Il y a des années que nous pointons du doigt l’insuffisance des évaluations réalisées avant la mise sur le marché de certains pesticides. Il faut maintenant transformer l’essai et obtenir l’interdiction réelle du Cruiser sur le terrain, ce qui n’est pas le cas à ce jour. Il faut aussi revoir entièrement les protocoles d’évaluation des risques pour les abeilles et, dans l’attente, interdire l’usage des produits les plus dangereux..», explique Claudine Joly, chargée du dossier à FNE.

En attendant, FNE a engagé un recours gracieux pour l’annulation de l’autorisation accordée au Cruiser pour la campagne 2011 et lance une nouvelle pétition pour l’interdiction des pesticides les plus dangereux pour la santé et l’environnement

Les Amis de la terre publient un nouveau rapport sur les OGM en Europe

Les Amis de la terre publient un nouveau rapport sur les OGM en Europe
alors que l'industrie s'apprête à publier ses chiffres annuels, le nombre d'interdictions augmente et la surface cultivée en OGM continue de diminuer

Un nouveau rapport de la Fédération Internationale des Amis de la Terre révèle que la culture des plantes GM continue de baisser en Europe.

En effet, alors que l'industrie s'apprête à publier ses chiffres annuels, le nombre d'interdictions augmente et la surface cultivée en OGM continue de diminuer.
Intitulé « Qui tire profit des plantes GM ? », le nouveau rapport des Amis de Terre révèle que moins de 0,06 % des champs européens sont plantés d'OGM, soit une baisse de 23 % par rapport à 2008.

Alors que l'industrie s'apprête à publier ses chiffres annuels, le nombre d'interdictions augmente et la surface cultivée en OGM continue de diminuer

Pour Mute Schimpf chargée de la campagne Alimentation des Amis de la Terre : « L'opposition aux plantes et aliments GM est très répandue et ne cesse de s'amplifier en Europe. Les agriculteurs et les citoyens ne voient dans les plantes GM aucun avantage, mais plus de risques pour leur santé et l'environnement. De plus, les OGM sont un obstacle pour le défi que nous devons relever : nourrir la population mondiale avec une nourriture saine et sûre. »

Une majorité des états de l’Union européenne conserve une attitude positive ou neutre par rapport aux cultures génétiquement modifiées. Mais sur 27 pays membres de l'Union européenne, 7 maintiennent une interdiction contre le maïs GM de Monsanto. Trois ont interdit la pomme de terre GM de BASF. Cinq Etats membres ont poursuivi la Commission européenne pour avoir autorisé une plante GM. L'opposition des citoyens aux OGM a augmenté pour atteindre 61 % dans l'ensemble de l'Union européenne.

Toujours selon le rapport, au niveau mondial, même les gouvernements très pro-OGM de l'Amérique du Sud sont obligés de prendre des mesures pour atténuer les conséquences des OGM sur leurs agriculteurs, leurs concitoyens et l'environnement.

Ainsi, le gouvernement brésilien vient de lancer un programme de soja sans OGM, afin d'aider les agriculteurs à avoir accès à des semences non-OGM. En Argentine, de nouvelles études ont montré que le glyphosate, l'herbicide utilisé sur la majorité des OGM dans le monde, pouvait avoir de graves conséquences sur la santé humaine. Les épandages d'herbicide près des habitations ont été interdits. En Uruguay, certains districts se sont déclarés « zones sans OGM », peut on lire dans un communiqué de presse.

« Les agriculteurs et les citoyens de l'Amérique du Sud doivent supporter le fardeau de 10 années de culture GM avec leur cortège de catastrophes sanitaires et des coûts qui ne cessent de grimper. Les promesses sur lesquelles l'industrie des biotechnologies s'est bâtie, sont en train de s'écrouler », déclare Martin Drago coordinateur du programme Souveraineté alimentaire de la Fédération internationale des Amis de la Terre.

Parmi les autres points dévoilés par le rapport, nous pouvons citer :

· Une nouvelle génération de plantes GM conçues pour favoriser l'utilisation de pesticides dangereux comme le Dicamba et le 2,4D, est prête pour la commercialisation aux Etats-Unis. Les compagnies de biotechnologies font la promotion de ces OGM comme solution pour remplacer les OGM existants qui ont échoué à contrôler les mauvaises herbes et à réduire l'usage des pesticides.

· Les compagnies de biotechnologies avec l'aide du gouvernement états-unien cherchent maintenant de nouveaux marchés en Afrique pour tenter de sauver leurs activités. La Fondation Gates qui finance des projets agricoles en Afrique pour des milliards de dollars a acheté des actions de Monsanto et a donc un intérêt direct à maximiser les profits des compagnies de biotechnologies, plutôt que de protéger les intérêts des petits paysans africains.

« Les faits sont là : les OGM sont un échec sur toute la ligne. Leur coût est énorme : les petites communautés rurales perdent leurs terres et sont empoisonnées par les herbicides, l'environnement est sacrifié. Soutenir encore les plantes GM aujourd'hui, c'est faire passer les intérêts de quelques grandes firmes internationales avant l'intérêt de ses concitoyens, des agricultures nationales et de l'environnement », conclut Christian Berdot référent OGM des Amis de la Terre France.

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More